Enseigner les STIM dès la petite enfance, c’est essentiel!

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Un tout-petit saute de joie à la vue d’un papillon. Une autre joue avec des figurines de dinosaures, mémorisant le nom de chacun d’entre eux. Un troisième se concentre profondément pour aider un adulte à peser les ingrédients, à malaxer la pâte et à faire des crêpes. 

Les jeunes enfants ont un intérêt inné pour la science, car ils sont naturellement curieux du monde qui les entoure. Tout est nouveau, mystérieux, fascinant et, en fin de compte, identifiable. Il est essentiel de nourrir cette curiosité dès le plus jeune âge, afin de jeter les bases d’un apprentissage qui durera toute la vie.  

En 1999, une étude sur la petite enfance, coprésidée par le Dr Fraser Mustard et l’honorable Margaret McCain, a démontré l’importance, d’un point de vue neuroscientifique, de faire des apprentissages dès la naissance et au cours de la petite enfance. Les premières expériences vécues par les enfants ont des effets considérables sur le développement de leur cerveau et de leur comportement, y compris sur leur capacité d’apprentissage lorsqu’ils commencent l’école. L’éducation dès la petite enfance peut contribuer à combler le fossé entre les enfants des milieux défavorisés et ceux des milieux plus favorisés, à améliorer la santé à long terme, à augmenter la probabilité d’obtenir un diplôme d’études secondaires et à accroître les revenus futurs.  

S’inspirant des recommandations de l’étude Mustard/McCain, l’Ontario a lancé le plan Meilleur départ en 2005. En 2011, James Heckman, lauréat du prix Nobel d’économie, a publié une étude démontrant qu’un apprentissage précoce de qualité se traduit par un retour sur investissement mesurable pour les gouvernements. En 2021, le gouvernement fédéral a présenté un nouveau plan pancanadien pour l’apprentissage précoce. « Il y a un double avantage, affirme Bonnie Schmidt, présidente et fondatrice de Parlons sciences. L’éducation de la petite enfance permet aux parents de retourner sur le marché du travail, tout en favorisant le développement d’apprenants outillés et de futurs talents qui auront dans leur bagage des expériences d’apprentissage de haute qualité. » 

Parallèlement, nous avons pris conscience de la valeur de l’enseignement des STIM pour ce qui est de préparer les jeunes à un avenir technologiquement complexe. La culture scientifique et les autres compétences que l’apprentissage des STIM permet d’acquérir sont bénéfiques pour les trajectoires individuelles et pour la société dans son ensemble. Les jeunes qui étudient les STIM deviennent des citoyennes et citoyens informés et engagés.  

Il n’est jamais trop tôt pour apprendre les STIM, affirme Mme Schmidt. « La recherche a montré que les jeunes enfants peuvent faire des STIM, en faisant des observations et des prédictions, en réalisant des expériences simples et en donnant un sens à leurs conclusions, dit-elle. Ils sont, en fait, des scientifiques nés. Les STIM sont une plateforme d’apprentissage qui soutient à merveille l’acquisition des compétences précoces en lecture et en écriture. »  

Il est clair que le fait d’intégrer les STIM à l’enseignement préscolaire a une grande valeur.  

Parmi les avantages que présentent les STIM dans l’éducation préscolaire, recensés dans un rapport après l’autre, on peut citer que cette plateforme : 

  • Cultive la curiosité naturelle et la créativité 
  • Favorise l’apprentissage indépendant et collaboratif 
  • Améliore les habitudes de travail et les notes 
  • Soutient la confiance dans l’apprentissage et l’« identité scientifique » 
  • Favorise l’apprentissage des langues 
  • Renforce les compétences socioémotionnelles 
  • Structure les compétences en matière de prise de décision, de résolution de problèmes et d’esprit critique 
  • Promeut l’inclusion et réduit les disparités entre les genres 

Parlons sciences soutient l’apprentissage des STIM pendant la petite enfance en offrant de la formation et du soutien aux éducateurs et éducatrices de la petite enfance, dont un grand nombre n’ont qu’une formation limitée en matière de STIM. Récemment, l’organisme a conclu un partenariat avec la Fédération canadienne des services de garde à l’enfance (FCSGE) afin d’enrichir la formation professionnelle des éducateurs et éducatrices de la petite enfance. « Le partenariat de la FCSGE avec Parlons sciences nous permet d’offrir une formation professionnelle en STIM de grande qualité aux éducatrices et éducateurs de la petite enfance d’un océan à l’autre, explique Robin McMillan, de la Fédération canadienne des services de garde à l’enfance. Les éducatrices et éducateurs se tournent vers nous pour que nous leur présentions les meilleurs experts dans des domaines comme les STIM. Travailler avec Parlons sciences permet de faire le lien entre les experts en STIM et ceux et celles qui travaillent chaque jour avec les enfants et leurs familles. » 

« Les STIM sont le début d’une aventure d’apprentissage qui durera toute la vie, déclare Bonnie Schmidt. Chez Parlons sciences, nous soutenons l’augmentation des investissements en vue d’aider les éducatrices et éducateurs de la petite enfance à renforcer leur confiance et leurs capacités dans le domaine des STIM. » Mme Schmidt encourage également les éducatrices et éducateurs à s’ouvrir au monde des STIM et à explorer des moyens nouveaux et passionnants de les introduire dans les centres de la petite enfance et les locaux où ils et elles travaillent. Par-dessus tout, elle encourage les parents et les personnes qui prennent soin des enfants à exposer quotidiennement ceux-ci aux STIM sous toutes leurs formes passionnantes, et à échanger avec eux sur leurs centres d’intérêt. « N’ayez pas peur d’admettre que vous n’avez pas toutes les réponses, dit-elle. Apprenez ensemble en jouant avec les STIM! » 

Par : Parlons sciences

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